Bio – fr

Natif de Montréal, je me considère un produit culturel de l’époque de la guerre froide, de la course à l’espace et de l’ère de l’embargo sur le pétrole. J’ai pris un intérêt précoce pour l’art et la technologie à un âge très jeune et je me souviens même de bricoler un masque à gaz fabriqué en carton dans une classe d’art plastique à l’âge de neuf ans. J’ai aussi construit un satellite spatiale un été avec des déchets de bois et des objets divers trouvés dans la cour arrière de notre résidence, seulement pour me rendre compte des décennies plus tard qu’en réalité je créais des sculptures (d’une qualité ‘naïve’) semblables à ceux attribués à ces tribus dites de ‘culte-cargo’ qui façonnaient des avions monomoteurs à partir de paille et branches d’arbres, etc. Plus tard, au cours des années 1980, j’ai étudié la peinture et la sculpture à Montréal. Après cette période préliminaire d’exploration, j’ai passé deux ans à Houston (Texas) où j’ai été invité à travailler en tant qu’artiste en résidence dans le cadre d’un programme établi par le musée des Beaux-Arts dans cette même ville. Depuis mon retour à Montréal, je n’ai cessé de développer et d’entretenir des thèmes et des styles qui sont les signatures clés de mon oeuvre.

studio probe

Atelier – années 1990

Mon travail se concentre principalement sur ​​les matières de base de mon répertoire, dont des personnages mutées, des paysages apocalyptiques, la stigmatisation de la guerre froide, la course de l’espace, la réalité techno/militaire/industrielle, le surnaturel et les appareils hybrides techno-périphériques, pour n’en nommer que quelques-uns. Mon travail artistique est toujours préoccupé par les effets secondaires incompréhensibles, inutiles et destructifs d’une technologie incontrôlable et irréfléchie produite par une culture piégé et hypnotisé. Ainsi dit, exposant l’effet revers des rejetons engendrés par un monde techno-triomphaliste. Dans les années 1990, si j’ai toujours continué à travailler dans les médias traditionnels, je suis devenu très intéressé et séduit par l’imagerie numérique et l’animation 3D. Par un chemin tortueux et curieux, j’ai fini par travailler pour Softimage, une société réputée dans l’industrie des logiciels d’animation 3D. Je considère cette période une phase noire (à la ‘Darth Vader’) de ma vie, car j’ai vécu et métaphoriquement mangé les ordinateurs et le 3D vingt-quatre heures par jour. Je considère cependant que l’expérience 3D a influencé et poussé mon art dans une direction très différente et dans un nouveau paradigme.

 

Pierre Duranleau – Montréal

 

Publications

Everything is Art Issue-V (p.67.)

 

 

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